La défaite face à la Belgique en seizième de finale du Mondial 2026 a libéré les langues. L’ancien ministre Souleymane Jules Diop est l’une des premières voix à hausser le ton, ciblant directement le sélectionneur Pape Thiaw dans un texte sans concession repris par le quotidien Les Échos.
Un bilan de joueur et d’entraîneur jugé insuffisant
Pour Souleymane Jules Diop, le problème Pape Thiaw est structurel et remonte à sa nomination. Il estime que ni le parcours du technicien comme footballeur ni ses expériences sur les bancs d’entraîneurs ne justifiaient de lui confier les rênes de la sélection nationale. Il rappelle que Pape Thiaw a porté les couleurs de plusieurs clubs au cours de sa carrière de joueur, citant notamment l’ASC Yego, l’AS Saint-Étienne, le FC Istres, le FC Metz, Lausanne-Sport, le Deportivo Alavés et le Dinamo Moscou, y voyant autant de passages écourtés.
L’héritage d’Aliou Cissé mis en avant
L’ancien ministre va plus loin en affirmant que Pape Thiaw n’a fait que capitaliser sur les fondations posées par son prédécesseur Aliou Cissé, dont il juge le départ précipité et injuste. À ses yeux, si les supporters n’avaient pas exercé une pression suffisante au bon moment, le Sénégal ne serait pas parvenu à franchir la phase de groupes.
Un contrat verrouillé par anticipation
La charge la plus sévère porte sur la prolongation de contrat signée par Pape Thiaw en plein milieu du tournoi, juste avant le deuxième match face à la Norvège. Souleymane Jules Diop interprète cette précipitation à sécuriser un accord contractuel assorti de clauses favorables comme la preuve que le sélectionneur était lui-même conscient de ses propres limites et cherchait à se protéger en cas d’échec. Une lecture particulièrement acerbe qui soulève la question de l’avenir du staff technique à l’issue de cette élimination prématurée.
