Le Tribunal arbitral du sport doit trancher avant le 21 août 2026 le litige opposant Mady Touré à Abdoulaye Fall autour de l’élection à la présidence de la Fédération sénégalaise de football. Une décision qui pourrait soit confirmer le mandat d’Abdoulaye Fall, soit ouvrir la voie à une nouvelle élection.
Un an après un scrutin contesté
Le feuilleton judiciaire lié à l’élection à la présidence de la FSF pourrait connaître son dénouement dans les prochaines semaines. Selon le journaliste Mbaye Jacques Diop, le TAS devrait rendre sa décision avant le 21 août 2026, près d’un an après l’assemblée générale élective organisée le 2 août 2025, à l’issue de laquelle Abdoulaye Fall était arrivé en tête devant Mady Touré et Augustin Senghor.
Un boycott suivi d’un recours devant le TAS
Le président de Génération Foot, Mady Touré, avait boycotté le second tour du scrutin, dénonçant des irrégularités dans le processus électoral ainsi que des faits présumés d’achat de voix et de corruption. Abdoulaye Fall avait finalement été élu à la tête de la Fédération. Après l’échec de son recours devant les instances internes de la FSF, Mady Touré avait porté l’affaire devant le TAS en septembre 2025, réclamant l’annulation du scrutin et contestant la régularité des opérations de vote et de dépouillement.
Une audience déterminante à Lausanne
Le dossier a connu une étape clé le 10 mars 2026, lors d’une longue audience tenue à Lausanne, où les deux protagonistes et leurs avocats ont défendu leurs positions devant les arbitres du TAS. Les débats ont porté sur la recevabilité du recours, le respect de la procédure électorale et les accusations formulées par le camp de Mady Touré. Une demande de report présentée par la FSF aurait par ailleurs été rejetée par l’instance arbitrale.
Deux scénarios pour l’avenir de la FSF
Le verdict attendu pourrait avoir des conséquences importantes sur la gouvernance du football sénégalais. Si le TAS confirme la validité du scrutin, Abdoulaye Fall conservera son mandat à la tête de la FSF. Une annulation de l’élection pourrait en revanche ouvrir la voie à une nouvelle consultation électorale et à une profonde réorganisation de l’instance fédérale.
