Faits Divers

Touba : un marabout-guérisseur de 32 ans jugé pour viol sur une mineure de 15 ans, l’audience renvoyée au 28 juillet

La Chambre criminelle de Diourbel a examiné ce vendredi une nouvelle affaire sensible impliquant des violences sexuelles présumées sur une enfant. Serigne Saliou Guèye, guérisseur établi à Touba, âgé de 32 ans, comparaissait pour des faits de viol et de pédophilie sur une mineure de 15 ans. L’audience a été renvoyée au 28 juillet 2026.

Une plainte déposée par l’enseignante de la victime

Les faits remontent au 23 novembre 2024, date à laquelle une enseignante répondant aux initiales S. Diop a saisi le commissariat de Touba pour signaler les agissements du mis en cause sur A.D., une élève du primaire âgée de 15 ans. Selon le récit rapporté par L’Observateur, l’enfant avait été confiée au guérisseur pour soigner des cauchemars persistants depuis le décès de son père. La plaignante affirme avoir payé 50 000 francs CFA pour cette prise en charge. Elle a joint à sa plainte un certificat médical faisant état de lésions hyménales.

La victime maintient ses accusations à la barre

Lors de l’audience, la mineure a confirmé ses déclarations. Elle a indiqué s’être rendue chez le mis en cause sur instructions de sa mère et affirme que les faits se seraient produits à plusieurs reprises. Elle a expliqué avoir gardé le silence par crainte, avant de se confier à sa tante.

Le mis en cause reconnaît des sentiments, nie le viol

Face aux accusations, Serigne Saliou Guèye a adopté une défense que ses dénégations ne rendent que plus troublante. S’il reconnaît avoir éprouvé des sentiments pour la jeune fille et avoir voulu l’épouser, il conteste formellement tout rapport sexuel. Il affirme ne l’avoir embrassée qu’une seule fois lors d’une prise de photo. Il soutient par ailleurs que l’affaire serait le fruit d’une machination orchestrée par l’enseignante plaignante.

Une audience perturbée par un différend procédural

Les débats ont été interrompus par un échange tendu entre le président du tribunal et l’avocat de la défense, Me Cheikh Ngom. Ce dernier a commencé à interroger les parties alors que ni le procureur ni la partie civile n’avaient encore achevé leurs interventions. Refusant de suspendre ses questions, il s’est heurté à la ferme opposition du juge, ce qui a finalement conduit au renvoi de l’affaire au 28 juillet prochain.