Ce sont les tensions d’un foyer polygame qui ont fini par déborder au-delà des murs de la concession familiale. Le tribunal des flagrants délits de Thiès a examiné l’affaire opposant N. Fall et F. Diop, deux coépouses de Méouane, dans le département de Tivaouane, poursuivies pour coups et blessures volontaires.
Une fillette, une chambre et une mèche qui s’embrase
L’étincelle qui a déclenché les hostilités est presque dérisoire au regard des blessures occasionnées. La fille de F. Diop, une petite qui porte par hasard le même prénom que N. Fall, était entrée dans la chambre de cette dernière pour boire de l’eau. Lorsque sa mère a cherché à la faire sortir de la pièce, les mots ont vite cédé la place aux gestes. Les deux femmes se sont battues avec une violence que les traces corporelles mesurent précisément.
Des blessures graves et des aveux devant le juge
N. Fall a infligé à sa coépouse une incapacité temporaire de travail de cinq jours. F. Diop, la seconde épouse, a répondu bien plus violemment : elle a mordu le menton de N. Fall au point de lui sectionner une partie de la peau, et lui a également blessé le bras droit, lui valant une incapacité de 21 jours. N. Fall, de son côté, affirme avoir été mordue à la joue, au bras et au sein. Les deux prévenues ont reconnu les faits devant le tribunal et précisé que ce n’était pas leur première altercation physique. Le délibéré a été fixé au 10 juillet 2026.
