Comparatifs

Tableau comparatif: Orange Money vs Wave vs Mixx by Yas

En 2026, le mobile money n’est plus un simple moyen d’envoyer de l’argent au Sénégal. C’est devenu un véritable outil du quotidien : payer ses factures, envoyer de l’argent à sa famille, régler un commerçant, épargner quelques milliers de francs ou même accéder à certains services financiers sans passer par une banque classique.

Face à cette réalité, trois acteurs dominent toujours le marché : Orange Money, Wave et Mixx by Yas. Mais leurs offres ont évolué, leurs priorités aussi… et les besoins des consommateurs sénégalais encore plus. En 2026, quel service est réellement le plus avantageux selon l’usage des consommateurs ? Découvrez un tableau comparatif complet !

ServicesOrange MoneyMixx by YasWave
Transferts nationaux
Transferts internationaux
Paiement de factures (Senelec, SDE, Woyofal etc.)
Paiement chez les commerçants
Achat crédit & internet
Historique des transactions
Dépôt & retrait via agents
Dépôt / retrait bancaire
Prêt en ligne
Carte prépayée (physique ou virtuelle)
Localisation des points de service
Épargne / Coffre
Interopérabilité PI-SPI (BCEAO)

En 2026, le choix d’une application ne se fait plus uniquement sur la popularité, mais sur des critères précis : frais, interopérabilité bancaire, transferts internationaux, épargne ou simplicité et rapidité d’utilisation.

Wave : la référence des paiements quotidiens

Wave conserve en 2026 sa forte popularité, notamment grâce à sa simplicité d’utilisation et à ses frais réduits sur les transferts nationaux. Très présent chez les commerçants, Wave est devenu un réflexe pour les paiements du quotidien.

Autre évolution notable : la présence du coffre Wave, qui permet aux utilisateurs de mettre de l’argent de côté directement depuis l’application. En revanche, Wave n’est pas encore intégré au PI-SPI.

Orange Money : Une solution quasi complète

Orange Money reste en 2026 l’offre la plus globale du marché sénégalais. Le service permet aussi bien les transferts nationaux qu’internationaux, le paiement de factures, les achats chez les commerçants et l’accès à des services financiers.

L’un de ses atouts majeurs demeure son intégration au système bancaire via le PI-SPI, facilitant les échanges entre portefeuilles mobiles et comptes bancaires.

Mixx by Yas : l’alternative locale qui monte

Mixx by Yas s’impose progressivement comme une alternative crédible. En 2026, le service propose des fonctionnalités proches d’Orange Money, avec des transferts nationaux et internationaux, le paiement de factures et une interopérabilité bancaire effective via le PI-SPI.

Son positionnement plus local et son intégration dans l’écosystème Yas séduisent une partie des consommateurs à la recherche d’un service fiable, sans forcément passer par Orange. Toutefois, Mixx by Yas reste encore moins adopté que Wave pour les paiements du quotidien.

Les applications mobile money : moteur d’inclusion financière

Avec la montée en puissance de l’interopérabilité bancaire, l’amélioration continue des services financiers mobiles et l’adoption massive du paiement digital, le mobile money innove profondément l’accès à la finance au Sénégal. En 2026, ces plateformes jouent un rôle clé dans la démocratisation des services financiers, notamment pour les populations longtemps exclues du système bancaire traditionnel.

Pour des millions de Sénégalais travailleurs du secteur informel, commerçants, étudiants, habitants ruraux non bancarisés, le mobile money constitue désormais la première porte d’entrée vers des services financiers formels. En quelques clics, il est possible d’envoyer ou recevoir de l’argent, de payer des factures, d’épargner de petits montants ou de sécuriser ses revenus, sans conditions lourdes ni déplacements en agence bancaire.

L’interopérabilité bancaire, lorsqu’elle est disponible, renforce encore cette inclusion en créant des ponts entre les portefeuilles mobiles et les banques, facilitant ainsi la circulation de l’argent dans l’économie réelle. Elle contribue également à une meilleure traçabilité des flux financiers, à l’élargissement de l’accès au crédit et à l’émergence de nouveaux usages financiers adaptés aux réalités locales.