Cheikh Badiane, coxeur de 43 ans, a comparu devant la Chambre criminelle de Pikine-Guédiawaye pour des agressions sexuelles présumées sur deux fillettes de 8 et 9 ans confiées par leurs mères, commerçantes du quartier. Le parquet a requis dix ans de réclusion criminelle. Le verdict est attendu le 4 août.
Une confiance de voisinage détournée
Les faits auraient débuté début 2023 dans le secteur de Pikine-Tally Boumack. Cheikh Badiane, originaire du même environnement villageois que les mères des victimes, se voyait parfois confier la surveillance de leurs étals et de leurs enfants pendant qu’elles vendaient fruits, vêtements ou café en bordure de route.
Des faits révélés par un témoin
Selon L’Observateur, l’accusé aurait profité de ces moments pour s’isoler avec les fillettes, disposant des caisses de fruits autour de lui pour se soustraire aux regards. Le calvaire des enfants aurait été découvert grâce à un vendeur de lunettes installé dans le quartier, témoin d’une scène impliquant l’accusé et l’une des fillettes, qui a immédiatement alerté une mère.
Un accusé qui nie catégoriquement
À la barre, Cheikh Badiane a nié les faits, affirmant avoir signé les procès-verbaux sans en comprendre le contenu et évoquant un simple geste d’affection ainsi qu’un différend financier avec l’une des familles. Le parquet a rejeté ces explications, s’appuyant sur la concordance des déclarations des deux fillettes et sur le témoignage du vendeur de lunettes pour requérir dix ans de réclusion criminelle.
Une défense qui plaide le doute
Les avocats de la défense ont insisté sur le caractère très fréquenté des lieux évoqués et plaidé l’improbabilité des accusations, demandant à la Chambre criminelle de faire bénéficier leur client du doute. Les mères des enfants n’ont réclamé aucun dommage et intérêt. L’affaire a été mise en délibéré au 4 août 2026.
