Après plusieurs mois de tensions sur les coûts des intrants du bâtiment, le marché des matériaux de construction au Sénégal enregistre un léger signal d’accalmie. En novembre 2025, les prix des matériaux de construction ont reculé de 0,2 % par rapport au mois précédent, selon les données officielles de l’Indice des prix des matériaux de construction (IMC) publiées par l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD).
La menuiserie et les matériaux de base à l’origine du repli
Cette évolution mensuelle est principalement portée par la baisse des prix des matériaux de menuiserie (-0,3 %) et des matériaux de base (-0,2 %). Du côté de la menuiserie, le recul est lié à la diminution des prix des produits en bois, en aluminium ainsi que des produits métalliques.
Concernant les matériaux de base, la contraction des prix s’explique par le repli observé sur des produits clés du secteur, notamment le sable (-1,9 %), le fer à béton (-1,0 %) et le ciment ordinaire (-0,2 %). À l’inverse, les prix des graviers poursuivent leur progression avec une hausse de 1,5 % sur le mois.
Des ajustements sur plusieurs segments du BTP
La tendance baissière touche également d’autres segments. Les produits de peinture affichent une diminution de 0,4 % en variation mensuelle, en lien avec la baisse des prix de la peinture à la chaux et de la peinture à huile. Les matériaux de plomberie et sanitaire enregistrent pour leur part un repli de 0,3 %, principalement dû à la baisse des prix des tuyaux en plastique.
Les matériaux destinés aux travaux d’électricité ne sont pas en reste, avec une baisse de 0,2 % sur le mois. En revanche, les matériaux de revêtement des murs et des sols ainsi que ceux destinés à l’étanchéité sont restés globalement stables en novembre 2025.
Une hausse annuelle qui demeure
Malgré cette détente conjoncturelle, la tendance de fond reste orientée à la hausse. En glissement annuel, l’indice global des prix des matériaux de construction progresse de 1,4 % par rapport à novembre 2024. Cette évolution annuelle traduit la persistance des pressions sur les coûts de construction, dans un contexte marqué par les besoins croissants en logements et en infrastructures.
