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Le cuisinier des Lions dénonce un chaos logistique avant de répondre aux accusations de harcèlement s3xuel

Absent depuis son départ discret et précipité du camp de base de l’équipe nationale aux États-Unis, «chef Diallo», le cuisinier attitré des Lions de la Teranga, a décidé de prendre la parole. Dans un entretien accordé au quotidien L’Observateur, ce professionnel qui revendique 25 ans au service de la sélection sénégalaise a d’abord dressé un tableau accablant des conditions dans lesquelles son équipe a été accueillie sur le sol américain, bien avant d’aborder les accusations de harcèlement sexuel qui ont provoqué son éviction à la veille du match Sénégal-France.

Une logisticienne désignée par la FIFA au cœur des griefs

Deux mois avant la compétition, une Américaine d’origine sénégalaise prénommée Maya Fall avait été désignée par la FIFA pour gérer la logistique de l’équipe nationale du Sénégal, ainsi que celle de la Côte d’Ivoire. Chef Diallo affirme avoir transmis en amont une liste détaillée de tous les produits nécessaires au bon fonctionnement de la cuisine. Il dit avoir eu la mauvaise surprise, dès l’arrivée à Raleigh en Caroline du Nord, de trouver les cuisines vides et les garde-mangers dépourvus de tout produit conforme aux exigences alimentaires des joueurs.

La question halal au cœur du problème

L’enjeu principal mis en avant par le cuisinier est celui de la nourriture halal, incontournable pour une grande majorité des joueurs de la sélection. Sur place, les produits carnés mis à sa disposition ne répondaient pas à ces critères. Plutôt que de transiger sur ce point, il a choisi de n’utiliser que du poulet et du poisson, et a même puisé dans ses propres ressources financières pour acquérir certaines denrées essentielles.

Le chef cuisinier accuse Maya Fall d’avoir été de connivence avec les prestataires locaux, livrant des produits industriels en conserve ou dont la fraîcheur était douteuse. Quant à l’argument de l’éloignement du marché, il le réfute catégoriquement : selon lui, le marché le plus proche n’était qu’à sept minutes de l’hôtel. À San Antonio, ville d’étape avant le retour en Caroline du Nord puis l’installation au camp de base du New Jersey, la situation n’a guère été meilleure. Les joueurs, conscients des difficultés, en auraient eux-mêmes été réduits à demander des omelettes.

La suite du récit de chef Diallo, notamment la partie concernant les accusations de harcèlement sexuel qui ont conduit à son rapatriement forcé, est annoncée dans les prochaines éditions du journal.