L’affaire Omar Artan continue de susciter de vives réactions à travers le monde. Après l’expulsion de cet arbitre somalien qui devait officier lors du Mondial 2026, les autorités américaines ont choisi de briser le silence. Andrew Giuliani, responsable de la coordination des États-Unis pour l’organisation de la Coupe du monde, a défendu cette décision lors d’une rencontre organisée par l’Atlantic Council.
Sans révéler les éléments précis ayant motivé cette mesure, il a indiqué que les autorités américaines avaient agi sur la base d’informations sérieuses liées à la sécurité nationale. Il a précisé que d’autres officiels accrédités pour la compétition se sont également vus refuser l’entrée sur le territoire américain dans le cadre de mesures préventives visant, selon lui, à empêcher des individus aux intentions malveillantes de profiter de l’événement pour entrer dans le pays.
Évoquant aussi le cas de membres de la délégation iranienne, il a laissé entendre que des contrôles approfondis étaient en cours, notant que certaines personnes se présentant comme membres du staff technique ne correspondraient pas nécessairement à leurs accréditations.
Ces déclarations, loin de clore le débat, n’ont fait qu’accentuer l’indignation de nombreux observateurs. Plusieurs voix africaines et internationales continuent de dénoncer le traitement réservé à Omar Artan, premier arbitre somalien sélectionné pour une Coupe du monde, comme un exemple frappant d’arbitraire dans l’application des contrôles d’entrée sur le sol américain, en contradiction avec les valeurs d’équité et d’universalité que la FIFA dit promouvoir.
