À peine arrivé à la tête du ministère des Mines et de la Géologie, Cheikhou Oumar Seck se retrouve face à un agenda chargé. Celui qui avait contribué à la mobilisation de plus de 600 milliards de francs CFA au profit de l’État malien via des renégociations de conventions minières doit désormais appliquer cette expertise chez lui.
En novembre 2025, le président Bassirou Diomaye Faye avait publiquement demandé au gouvernement d’accélérer la finalisation d’un nouveau Code minier avant la fin de l’année. Ce chantier, toujours en cours, constitue l’un des dossiers les plus urgents sur le bureau du nouveau ministre. La Chambre des mines du Sénégal avait, pour sa part, appelé à un dialogue inclusif après la publication des premiers résultats de renégociation des contrats en mars 2026.
Au-delà de la réforme législative, trois autres axes structurent les ambitions du ministère : renforcer la présence et le contrôle de l’État dans la chaîne extractive, accélérer la numérisation des procédures administratives du secteur, et mettre en place les conditions favorables à la transformation locale des ressources minières plutôt qu’à leur exportation brute.
